JEAN-FRANCOIS GUITTARD

Je suis photographe animalier et guide naturaliste. Né dans l’ancienne capitale des Arvernes il y a quelques décennies ; plus jeune je m’intéressais déjà à la faune sauvage mais plutôt pour la tuer et la manger. Puis, avec le temps, n’y trouvant plus aucune saveur je décidais d’aborder les animaux autrement. C’est ainsi que je découvris une nouvelle arme pour les chasser : l’appareil photo. Une fois équipé d’un téléobjectif et monté sur un trépied, il me permit de patienter des heures et même des journées entières camouflé dans la végétation en espérant voir passer à distance convenable divers animaux sauvages. Les débuts furent laborieux mais au fil des années j’appris beaucoup. Tout d’abord à bien utiliser mon matériel photographique. Puis à bien me documenter sur les espèces que je tentais d’immortaliser. Je sus bientôt où aller pour collecter les indices attestant de leur présence et me placer aux bons endroits. Je fis le plus possible attention afin de ne pas déranger la faune en ne pratiquant par exemple que l’affût. Toujours seul ou exceptionnellement à deux. Je disposais des caméras automatiques aux endroits propices, sur les domaines privés ou publics et toujours avec les autorisations. Je dormis souvent plusieurs nuits de suite à la belle étoile pour « sentir » vraiment la bête. Je vécus des moments de joie intense et de déceptions. J’eus chaud, froid, peur, mal. Je fus heureux, triste, parfois désespéré. Je voulus souvent abandonner. Je fis de bonnes comme de mauvaises rencontres humaines. Mes intuitions n’étaient pas toujours justes. Je crus que je faisais les choses comme il le fallait pour respecter la nature. Mais naïvement je me trompais. Car je compris rapidement que dès que j’y mettais les pieds, je perturbais les écosystèmes et leurs habitants. Et j’en ai rencontré beaucoup. Mais je ne possédais ni leur ouïe, ni leur odorat, ni leur vélocité pour rivaliser. Je croyais être plus intelligent  qu’eux mais là encore je commis une erreur. Tout au plus disposais-je d’un facteur auquel je crois beaucoup : la chance. Car en effet, lorsqu’on se lance dans la photo animalière il en faut beaucoup. C’est ainsi qu’au fil des années j’ai pu collecter des milliers de photos de la faune sauvage et de ses biotopes en arpentant la Lozère (mon « pays » de coeur) et les Hautes-Alpes en France ; les Abruzzes en Italie ainsi que la cordillère cantabrique d’Espagne. D’où mon envie de faire ce site qu’il faut plutôt voir comme un album photo de mes moments privilégiés vécus parmi  la faune sauvage peuplant ces 3 pays à la biodiversité exceptionnelle.